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Le Sexe ; un jeu, un besoin ou peut-être les deux !

Dernière mise à jour : 15 déc. 2020


LES IDEES REDUCTRICES À PROPOS DU SEXE

Parfois je m'attriste un peu de constater que pour beaucoup encore, le sexe est plutôt un exercice, une activité un peu « coquine » qui fait du bien, un besoin de lâcher le surplus de tension, un jeu qui s'apparente trop souvent à un exploit ou à une épreuve de force !


Parfois il est justifié et revendiqué comme un besoin « physiologique » , un peu comme la digestion, ou alors un devoir humain de procréation afin d’assurer la survie de l’espèce.


Pourtant toutes ces visions de la sexualité – si elles sont aussi les « résultats divers » de son action – sont bien éloignées de son essence !


LA NATURE PREMIERE DU SEXE


Le sexe (la sexualité) est avant tout un élan, un mouvement naturel et pur, une tempête intérieure qui nous relie au vivant premier, un emportement spontané sur lequel il serait plus aisé d’apprendre à se poser que de tenter de le maîtriser…


Et à travers nos peaux, nos souffles, nos odeurs et nos sensibilités, nos pensées, nos émotions… une explosion d’hormones et de substances se déverse en nous. Les fluides de la joie et du plaisir nécessaires à notre bien-être et à notre santé comme les hormones (endorphines, dopamine, sérotonine ou ocytocine) qui sont nécessaires à notre équilibre psychique et physique, au même titre que cette batterie de vitamines, protéines, minéraux (magnésium, potassium), acides gras et autres substances essentielles.


LA NECESSITE DU SEXE


Nos polarités genrées (ou non) lorsqu'elles se touchent, nous permettent de « naître » au sens propre et au sens figuré du terme ; nous devrions peut-être appeler ce moment de l’entre-deux ; « nouvelle aube, premier jour, venue au monde »…au lieu de « petite mort ».* (*Je suis toujours impressionnée de constater à quel point notre vocabulaire est issu de la peur et non de l’amour.)


Et sans ces naissances répétées nous ne pouvons entrer dans la fluidité des transformations, des ajustements nécessaires à toutes choses. Nous avons besoin de ces bains d’énergies dont les mouvements intérieurs et extérieurs, dont les actions, les bienfaits et les résultats vont bien au-delà de tout ce que nous pensons comprendre de nos corps, de nos esprits et de nos cœurs !


Le sexe dans son aspiration de l’autre est alors une nécessité aussi physique qu’émotionnelle, psychique et énergétique ! Bien plus qu'un besoin, faire l'amour, baiser, caresser, jouer, prendre son pied, le pied de l'autre si on veut, haleter, crier et toutes ces choses de l'enfance dans une insouciance et une innocence en version adulte est une nécessité physique qui ne nous est pas imposée, à nous de faire le choix de nous en imprégner.


Il est certain et nous l'avons lu, la sexualité a également une « face noire » elle pousse parfois au viol, à l'irrespect et à la violence.

Je suis persuadée, en intuition cette sexualité-là a été la conséquence de la plus profonde coupure que l'humanité a connu dans son masculin-féminin et cela est en cours de réparation. Le sexe est "faux" et destructeur lorsque son mouvement en action se pose sur le contrôle, lorsque son urgence crie à la validation de la puissance, lorsque le besoin s'élève en revendication, lorsqu’elle se bat contre elle-même par l’intermédiaire de la rancœur, de la frustration ou de la compétition, alors oui c’est ainsi qu’elle s’exprime dans l’abus, l'irrespect et l'indignité. Et la violence en est la substance.


Hommes et femmes sommes tous aujourd’hui les héritiers de ces blessures qui l’ont salie.

Il est temps donc de nous réconcilier avec elle, avec nous-mêmes. Il est temps de nous pardonner et de nous poser doucement à nouveau dans sa véritable nature, à la simplicité de ses règles, à la naturalité de son mouvement, à la pureté de son essence !