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Déshabillons-nous


A entendre tant de souffrances et tous ces chagrins, je me demande pourquoi ces HyPermen et toutes ces HyPerwomen aux pouvoirs hyperpuissants s’obstinent à ce point à garder leur costume de « Super » ou de « Wonder » alors qu’il leur est beaucoup trop étroit et qu’il ne leur sied guère !


Est-ce notre nudité que nous redoutons le plus ? De quoi avons-nous honte ? Qu’attendons-nous pour montrer notre véritable Nature ?


Ou alors, est-ce cet « Hyper » qui dérange ? Trop arrogant, trop encombrant, trop discriminant, trop risqué, trop … intime ?


Qu’on se le dise, on naît "Hyper" ou ne l’est pas !

Ces Hypers qui sont aujourd’hui utilisés pour définir les zèbres et autres personnes atypiques; tels que « hyperémotivité », « hyperacousie », « hyperactivité » « hypersensibilité » ou encore « hypersexualité ». Même le trouble le l'attention est une hyperattention.

Alors vous, quand vous entendez par exemple « Hypersensible », vous pensez à « très » sensible, à « plus » sensible ou à « trop » sensible ?

Longtemps les mots en « Hyper » évoquaient pour moi quelque chose qui ressemblait à un dysfonctionnement, à un trouble, à un dérangement, voire à une maladie.


Pourtant, si Hyper signifie aujourd’hui « excessif », son origine est bien plus noble puisqu’en grec ancien il signifie « au-dessus », « au-delà »

Soyons donc fiers de nos perceptions au-dessus et au-delà de nos timidités, de nos humilités mal placées, exposons nos âmes à nu et dévêtons-nous enfin de nos de faux-costumes et de faux-semblants !

Nous sommes des Hyper-perceptifs, nous sommes dotés d’antennes hypersensibles, de récepteurs externes et internes hyper-adaptés qui captent le monde à l’extérieur et à l’intérieur de nos corps avec une précision saisissante.

Bonne ou mauvaise nouvelle ? A nous de choisir !


Victime

Cette immense quantité de messages perçus peut apparaître comme autant de dangers, autant de pièges dans lesquels ces "Hypers" pourraient bien nous faire tomber si nous ne restons pas vigilants. S'y abandonner pourrait bien signifier notre "arrêt de vie", nous commençons à nous méfier de nous, à nous retenir, à nous empêcher.

Nous cherchons alors à apprivoiser les messages reçus, à les traduire, à les comprendre, à les expliquer.

Nous tentons de les dominer, de les maîtriser à coup de pensée et de volonté, de les faire taire à coup de silences imposés ou alors à s’en débarrasser à coup de médicaments.


Si nous cherchons à nous soigner, c'est que nous nous regardons comme "malades", ou peut-être "malsains" ?


C'est donc bien de nous que avons le plus peur, de notre corps ressentant ! En refusant de nous regarder « nus » dans le miroir de nos perceptions, dans le miroir Inversé de l’Autre, nous mettons en place toutes sortes de comportements et de pensées qui nous protègent de notre propre Soi et qui nous en éloigne également.

Nous élaborons sans le savoir des systèmes complexes de « refoulement » d'eaux débordantes, des filtres subtils et des barrages puissants aux niveaux des sens et des émotions.


La bataille à commencé. On se concentre. On définit des objectifs. On y croit. Il s’agit alors de ne plus entendre, de ne plus voir, de ne plus sentir, de ne plus comprendre toutes ces impulsions qui nous parviennent, surtout quand c’est trop, quand ça fait mal, quand on ne sait plus qu’en faire !


A force retenir ce qui s'impose, de tenter bloquer ces élans dans des coins pour ne plus les voir, de les ignorer pour tenter de les faire disparaitre, de les expliquer pour les maitriser, de les habiller de costumes trop étroits, de les étrangler... nous les entendons suffoquer là, au fond de nous, transformant ainsi notre corps en un manoir hanté par trop de désirs refoulés.


Que faire alors ? Quelle est cette arrogance de me sentir Hyper alors que tout le monde nous dit « malade » ?


Regarder le monde et tenter de faire comme lui ?

Personne n’est mieux traité par cette société que la « Victime », résignée à devoir accepter un sort dont elle n’est pas responsable et montrant du doigt les coupables de tous ces maux ; le mari, le patron, la société, le monde, la vie, le sort, la chance, l’argent, la pollution, la corruption... mon voisin, ma mère, mon corps.

En se mettant dans la peau de la victime, en se soumettant à la grande puissance du Savoir et de la Référence, nous échappons à nos responsabilités et – en même temps – nous renonçons à notre Autonomie.

 Il nous est alors plus facile de glisser dans la société des complaintes et des injustices, celle des soins et des aides, comme une manière de s’adapter à ce monde, afin d’être un peu mieux compris, non pas pour ce que nous sommes, mais pour ce "tout le monde" que nous essayons d’être !

A refuser d’être nous-mêmes, nous déclenchons une bataille en nous dont nous sommes les principales victimes
Guerriers et guerrières au coeur blanc, au coeur d'enfant !

Nos perceptions soumises aux filtres de nos craintes se transforment alors en « ennemis ». Si nous considérons un bruit comme étant dérangeant - par exemple - nous posons sur lui un jugement négatif, nous admettons que ce bruit n'est pas adapté à notre corps et donc que notre corps ne saura pas le gérer. Nous nous séparons ainsi du monde dans lequel nous visons, sans cesse à l’affut de ce qui pourra nous déranger, nous dépasser, nous blesser, nous abimer.

A tenter d’éteindre nos sens, à se construire une armure, à se fermer à cet extérieur qui agresse, c’est à la Vie que nous disons non !

Moi, nu/e !

Imaginons-nous sortir d’une pièce très sombre au grand jour, il faudra d’abord fermer les yeux pour se protéger de la lumière agressante et petit à petit, avec précaution, les ouvrir lentement pour les laisser percevoir cette lumière et éclairer ainsi le monde qui nous entoure.


Chers Hypers, c’est à chacune de vos perceptions que vous pouvez vous adapter, délicatement et avec précaution, en respectant votre corps sans le protéger, et en ouvrant en toute confiance et en pleine acceptation ces perceptions qui sont au-delà, au-dessus de ce que le monde voyait jusqu’à présent.


Loin d’être des fragilités, ces hyper-perceptions et les hyper-comportements qu’elles suscitent sont vos plus beaux atouts, votre différence, votre liberté.

Les corps savent se protéger si nous leur accordons notre confiance, si nous entrons en dialogue avec lui. En l'écoutant, en nous "fiant" à lui et à nous-mêmes, nous lui découvrons cette aptitude « écologique », ces réflexes de vie (ou de survie, si vous préférez) qui nous incitent à établir des paliers, à nous adapter à nos possibilités et à les dépasser jusqu'à en effacer leurs limites.

laisser arriver - laisser entrer - laisser aller

Il vous faudra du courage pour les laisser s’épanouir dans un contexte qui n’est pas (encore) adapté à cela.


Il vous faudra de l’audace pour vous les permettre, vous y abandonner, vous les révéler et les laisser vous imprégner de leurs énergies contraires.


Il vous faudra trouver la confiance pour les exposer et les exprimer, de l'assurance pour proposer l'étrangeté de vos couleurs, l'irrationnel de vos lignes à un monde en mutation, un monde en ébauche d'un devenir incertain et dont les craintes animent encore la plupart de ses choix.


Il vous faudra vous poser sur cette terre, vous rendre compte que vos explications ne sont qu’illusions et vous connecter avec ce que vous êtes vraiment, dans le silence révélateur de vos intuitions et de vos hyper-aptitudes.


A nos corps arrogants

A nos âmes allumées

A nos cœurs débordants


Aux plaisirs de s’autoriser la grande aventure d’être Soi,

Anne

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